Mondial-2006 : la fièvre bleue gagne toute la France avant la demi-finale

Publié le par Adrien

    A quelques heures d'une demi-finale du Mondial de football contre le Portugal qui suscite tant d'espoirs, la fièvre gagne la France tout entière, les écrans géants poussant un peu partout afin de répondre à cet engouement, alors que les orages menacent.

La parallèle est inévitable. La fièvre qui commence à gagner les villes et villages de France rappelle forcément celle de 1998, lors d'un été fameux où les Bleus étaient devenus champions du monde chez eux.

Pour faire face à cette montée d'adrénaline collective, la plupart des grandes villes françaises, qui n'avaient sans doute pas prévu un tel parcours de l'équipe de France, s'organisent donc, et les diffusions publiques sur écrans géants se multiplient.

Ainsi à Marseille, où le stade Vélodrome n'a pu être libéré en raison d'un concert de Johnny Hallyday, la municipalité a décidé de diffuser la rencontre sur écran géant sur le Vieux-Port, malgré les incidents qui avaient suivi le quart de finale face au Brésil au même endroit dans la nuit de samedi à dimanche.

C'est en revanche cette crainte des "dérapages" qui a décidé la ville de Lyon à refuser, comme cela était pourtant envisagé, d'installer un écran géant pour "éviter des mouvements de foule", préférant déployer des renforts policiers.

A Paris, où les stades Jean Bouin et Charléty -ouvert depuis le début de la compétition-, ont contenu avec peine une affluence inattendue lors du dernier match des Bleus -les organisateurs ayant dû fermer les portes de Charléty en plein match-, la Mairie a décidé d'ouvrir le Parc des Princes.

Saint-Etienne, Montpellier, Strasbourg, Lille, Metz, Toulouse, Nantes, Brest, Arles, Valenciennes, Bordeaux... pour ne citer qu'eux: tous ont décidé de s'offrir une retransmission sur écran géant pour ce match. Ceux qui avaient raté le coche se rattrapent un peu tardivement, les autres s'étaient déjà rodés lors des matches précédents.

A Saint-Etienne, la rencontre sera précédée d¹une animation musicale destinée à faire "monter de quelques degrés supplémentaires la température déjà chaude régnant sur la capitale française du football", a annoncé la municipalité.

Le prix de l'opération en rebute cependant quelques-uns, plus petits. "Il faut savoir que l'installation d'un écran géant, pour un match uniquement, ainsi que l'accès aux droits obligatoires de retransmission s'élèvent à plus de 15.000 euros, tarif en vigueur pour les villes de plus de 30.000 habitants", a expliqué un élu de Draguignan au quotidien Var Matin, qui a refusé de mettre la main au portefeuille.

A Chateauvieux, un petit village du Var (70 habitants), on préfère ne pas penser au lendemain. "On verra quand la SACEM (Société des auteurs, compositeurs, et éditeurs de musique) nous enverra la facture, pour l'instant on se fait plaisir. Nous espérons rentrer dans nos frais grâce à la buvette et diverses animations organisées lors de la fête du village prévue le week-end du 8 et 9 juillet", explique Christiane Barbeau, une adjointe de la mairie.

Lavelanet, ville natale de Fabien Barthez, ou Boulogne-sur-mer, dont est originaire Franck Ribéry, n'échappent pas au phénomène. Petit plus pour les Boulonnais, ils auront droit en prime à un concert du groupe de rap Rag Street, qui a écrit une chanson spécialement pour l'enfant du pays.

Seule ombre au tableau, mais qui risque de considérablement gâcher la fête: les prévisions météo annoncent des orages pour mercredi soir un peu partout en France.

Publié dans Tout le foot

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